L'essentiel en 30 secondes
- Stocky s'éteint le 31 août 2026. Il reste 37 jours pour exporter vos données, sauf les fournisseurs, qui ne s'exportent pas.
- 3 € de droits de douane par article ≤ 150 € importé dans l'UE depuis le 1er juillet. Votre coût de revient a bougé.
- Facturation électronique : réception obligatoire pour tous au 1er septembre 2026. Émission en 2027 pour les PME et TPE.
- Fret conteneurisé : +61 % sur un an. Vos délais fournisseurs de janvier ne valent plus rien.
À la une : Shopify retire Stocky le 31 août (J‑37)
L'application a quitté l'App Store dès le 2 février 2026 : on ne peut plus l'installer, ni la réinstaller sans passer par le support Shopify. Au 31 août, Stocky cesse de fonctionner et ses API s'arrêtent. Shopify annonce un accès temporaire en lecture seule, sans durée garantie.
Le piège, ce sont les fiches fournisseurs : elles ne sont pas exportables. Les bons de commande et les rapports d'inventaire s'exportent, eux. Vos délais, MOQ, conditionnements et contacts fournisseurs, c'est-à-dire la base de votre réassort, sont à documenter à la main. Mieux vaut lancer ce chantier maintenant que le 28 août.
Check-list de sortie : exporter produits + historiques de ventes + bons de commande · recopier les fournisseurs (délai réel, MOQ, colisage, incoterm) · figer un état de stock de référence · rejouer 30 jours en parallèle avant de basculer.
Radar réglementaire
Douanes UE : la fin du seuil des 150 €
Depuis le 1er juillet 2026, un droit forfaitaire de 3 € s'applique à chaque article d'une valeur intrinsèque inférieure ou égale à 150 € importé dans l'Union. Deux détails coûtent cher si on les rate. D'abord, le droit se calcule par article et par code douanier, et non par colis : un envoi mixte cumule les 3 €. Ensuite, il est indépendant de la TVA, qui continue de passer par l'IOSS. Ce régime est transitoire et court jusqu'à l'entrée en service du guichet douanier européen, prévue en 2028.
Ce que ça change pour vous : si vous sourcez hors UE en petits lots, votre prix d'achat unitaire réel a augmenté. Un article à 4 € pièce importé à l'unité prend +75 %. Regrouper en commandes plus lourdes redevient rentable, et c'est le calcul que fait le module de réassort quand il arrondit aux cartons complets.
Facturation électronique : le 1er septembre est confirmé
Il n'y aura pas de report. Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA en France (plus de sept millions) doivent être capables de recevoir une facture électronique. Les grandes entreprises et les ETI doivent en plus émettre et transmettre leurs données de transaction (e‑reporting). Les PME, TPE et micro‑entreprises passent à l'émission au 1er septembre 2027. L'administration annonce une phase de tolérance, ce qui ne dispense pas d'avoir choisi sa plateforme agréée.
Ce que ça change pour vous : la facture fournisseur devient une donnée structurée, et le rapprochement commande ↔ réception ↔ facture peut s'automatiser de bout en bout.
Le marché en chiffres
| +4,7 % | E‑commerce France T1 2026 : 50,1 Md€. Le commerce physique recule de 1,6 %. |
| +61 % | Fret conteneurisé sur un an. Indice Drewry à 4 530 $/FEU au 3 juillet. |
| 6 à 10 % | Du CA annuel perdu par les entreprises touchées par une rupture d'approvisionnement. |
Derrière ces chiffres, deux signaux sont à lire ensemble. Côté demande, la Fevad note que les transactions progressent plus vite que le chiffre d'affaires (+7 % contre +4 % sur les produits). Les paniers sont plus petits et les achats plus fragmentés, ce qui rend les prévisions plus difficiles à tenir sur les références longue traîne. Côté offre, le Shanghai-Rotterdam est remonté à 4 682 $/FEU (+7 % en une semaine) et le Shanghai-Gênes à 6 360 $, sur fond de blank sailings, de surcharges de haute saison et de tensions au Moyen‑Orient.
Concrètement, un délai fournisseur paramétré en janvier est aujourd'hui faux. Avec ce délai-là, le calcul croit que vous avez encore le temps de commander, et l'alerte n'arrive jamais.
Zoom fonctionnalité : le réassort automatique, ligne par ligne
Le réassort part d'une alerte et vous donne de quoi décider. Au lieu d'un simple « stock bas », il indique combien commander, à qui, et avant quelle date.
Besoin = vélocité × (délai + couverture cible) − disponibilités et transit
- La vélocité est calculée sur vos ventes réelles, et non sur un seuil fixe saisi une fois pour toutes.
- Le délai est le délai fournisseur observé. Avec le fret actuel, il faut le tenir à jour.
- Les disponibilités et le transit sont déduits : ce qui est déjà en commande ne se recommande pas.
- L'arrondi se fait aux MOQ et aux cartons complets, pour ne jamais proposer une quantité théorique impossible à commander.
- Le regroupement par fournisseur produit un bon de commande unique, priorisé par urgence.
Exemple : Fournisseur A, SKU‑1042 (480 u.) + SKU‑2210 (240 u.) → 1 bon de commande, 12 480 €.
Le bon de commande est généré en brouillon, sans engagement : vous le relisez et l'ajustez avant de le valider. Et si une autre de vos implantations a du surplus, l'alerte « déséquilibre » propose un ordre de transfert plutôt qu'un achat inutile.
L'outil propose et l'humain décide : c'est un principe, et nous n'en changerons pas.
Côté produit
Disponible aujourd'hui
- Cinq niveaux d'alerte (rupture, critique, vigilance, déséquilibre, surstock), calculés sur les délais fournisseurs réels plutôt que sur des seuils arbitraires.
- Multi‑entrepôt natif avec sélecteur global, matrice de délais inter‑sites et modes de couverture (global, par zones, zones avec repli).
- Cycle achat complet, avec bons de commande et réceptions en PDF, workflow d'approbation par montant, ASN et conteneurs regroupant plusieurs commandes en transit.
- Rapprochement 3 voies commande ↔ réception ↔ facture, et tableau OTIF par fournisseur (exemple : 92 % OTIF, 95 % on‑time, 96 % in‑full).
- Connexions : Shopify en 1 clic, Shippingbo, import CSV/Excel avec rapport ligne par ligne, API REST et webhooks.
- Documentation V2.1 et cinq environnements de démo accessibles sans inscription.
Tout juste livré
Isolation des données par client. Nous avons déployé une architecture database‑per‑tenant, avec une base dédiée par compte au lieu d'un schéma partagé. Une frontière physique sépare donc vos données de celles des autres marques. On peut restaurer un compte sans toucher aux voisins, et exporter ou supprimer toutes vos données en une seule opération. L'hébergement reste européen, et tout cela tourne en production.
Assistant IA sur vos données. Vous posez une question en langage naturel, par exemple « quelles références vont manquer avant la rentrée ? », et la réponse s'appuie sur vos chiffres plutôt que sur une moyenne de marché. L'assistant est actif en production.
Sources
- Conseil de l'UE : Council gives final green light to new customs duty rules for small parcels, 11 février 2026
- VATCalc : EU €3 levy on low-value e-commerce import packages
- economie.gouv.fr : Tout savoir sur la facturation électronique
- Fevad / Ecommerce Nation : E-commerce France T1 2026
- Drewry WCI via IndexBox : Container freight rates, 3 juillet 2026
- Decision-achats.fr : Piloter sa supply chain dans un contexte volatil en 2026
- inFlow Inventory : Stocky Shopify App Sunsetting
- falcoverage.com : pages Solutions, Tarifs, Migration Stocky, Ressources